Depuis 2004, les Wodaabé organisent annuellement fin septembre une assemblée générale, sorte de forum social, économique et culturel, afin de se rassembler et d'échanger ensemble autour de leurs problématiques. Elle réunit les représentants des différentes associations peuls existantes au Niger, les chefs de groupement (administratifs), les chefs de tribu et la population wodaabé. En plus, des représentants d'autres peuples nomades du Niger et de l'extérieur viennent pour parler de leur situation commune.
Les Wodaabé souhaitent alerter sur leurs besoins en tant qu'éleveurs et population minoritaire. A chaque assemblée, ils invitent des représentants des administrations pour échanger avec eux. Plusieurs représentants leur ont déjà honorés de leur présence lors des éditions précédentes. Ces assemblées sont en même temps l'occasion de faire connaître leurs projets de développement à des partenaires étrangers en vue d'obtenir des aides. Des organisations actives au Niger comme UNICEF et LUCOP assistent aussi pour faire la sensibilisation.
Enfin, c'est une façon de faire découvrir la richesse de leur culture, à travers ses chants, ses danses, ses tenues ... et participer ainsi au rayonnement de la diversité des cultures ethniques du Niger.
L'assemblée générale est tournante sur les sites sédentaires existants des Wodaabé. Cela permet de découvrir comment chaque groupe est organisé, les avancées et les besoins de chaque site. Les cinq premières éditions ont eu lieu, respectivement à Tagoudoum (2004), Foudouk (2005), Adjangafat (2006), Tagayet (2008) et Akkadi (2009).
En 2007, l'assemblée a été annulée à cause de l'insécurité au nord du pays. Il y a eu quand même une grande réunion du collectif, avec des représentants des associations membres et la chefferie traditionelle, mais sans festivités ou invités de l'extérieur.
Pour l'édition de 2010, le centre semi-sédentaire de Belel Tanfirgan a été retenu. L'organisation sera assurée par l'association locale Djabbral.
Pour l'organisation de leur Assemblée Générale, les Wodaabé comptent sur les contributions des visiteurs.
Belel Tanfirgan, créé en 1986, est situé à 40 km au nord-ouest d'Abalak, sur la piste vers Tchin-Tabaraden. 500 Wodaabé vivent dans ce centre.
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| Depuis mai 2009, Belel Tanfirgan dispose d'un forage, un projet réalisé par l'ONG belge Ninafri. A part la population du centre même, 1500 Wodaabé et Touareg nomadisant dans les environs de Belel Tanfirgan, viennent y chercher de l'eau pour eux-même et leurs troupeaux. En saison sèche, plus ou moins 500 vaches, 400 chameaux, 1000 chèvres et 900 moutons y sont abreuvés par jour. | Les associations françaises Mil Espoir, Mille Savoirs et AGIR Essonne se consacrent à la promotion de l'éducation. A Belel Tanfirgan, elles ont construit une école qui maintenant consiste de trois classes, avec trois instituteurs. Pour l'année scolaire 2009-2010, 93 élèves y suivent la formation de base. En plus, il y a 33 enfants au jardin d'enfants. |
Il n'y a pas de case de santé ou service vétérinaire à Belel Tanfirgan. Pour se faire soigner, ou pour le traitement des animaux, la population se déplace donc vers Abalak ou Tchin-Tabaraden.
A part ses efforts à Belel Tanfirgan, l'association Djabbral a collaboré avec l'association française ARED pour la construction de trois puits dans des autres centres semi-sédentaires de la région d'Abalak.
Comme l'année passée, la firme Orakel soutien cette initiative en donnant des bracelets.
--> Photo de l'année dernière